No TypeMetaxuRumors of War

Détails de l’album

Mercredi 1 octobre 2003

Metaxu

Rumors of War

Avec Maurizio Martusciello, Filippo Paolini

CD: No Type (2003) IMNT 089

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Programme

1 28061914 Sarajevo [5m19s]

2 25031999 Belgrade [3m14s]

3 01041939 Alicant [5m00s]

4 07021964 Saigon [3m30s]

5 06091945 Hiroshima [4m51s]

6 07121941 Pearl Harbour [6m19s]

7 25061950 Seoul [4m25s]

8 01091939 Warsaw [4m13s]

9 08031917 St. Petersburg [4m34s]

10 02051982 Falkland [5m23s]

11 11092001 New York [6m07s]

12 09041948 Deir Yassin [2m10s]

Description

Quand la frontière entre guerre et paix est aussi floue qu’elle l’est de nos jours, c’est sans doute que l’on mérite un bon vieux travail de mémoire. Pour Rumors of War [Rumeurs de guerre], le duo italien Metaxu s’est intéressé à ces moments charnière de l’histoire mondiale récente (particulièrement le monde occidental), ces moments où l’Histoire semble s’arrêter d’un coup, laissant sa place à une orgie de chaos, de violence, de sang, de viol et de mort (sans compter choc et stupeur…) Mais ne nous méprenons pas: l’Histoire continue toujours, et nous observe en silence à notre insu.

Comment décrire Rumors of War? J’y pense souvent comme un poème romantique sur un sujet particulièrement dangereux. D’abord, ce disque ne vous confortera peut-être pas dans vos convictions profondes. Bien sûr, la musique démontre une véritable compassion pour les vraies victimes de la guerre. Mais en l’écoutant, vous pourriez en venir à penser que Metaxu flirte avec son sujet, qu’il lui donne quelque révérence. Il est notable que le duo ne spéficie pas ses allégeances, bien que je soupçonne nos deux comparses d’être, en fin de compte, des pacifistes. Qui ne l’est pas?

L’art comme champ de bataille? Peut-être qu’on tient là la clef de l’énigme. Un endroit où le sang est dessiné à l’encre, où la violence n’est qu’une simulation d’elle-même? Après tout, Wagner n’est pas l’inventeur du fascisme. Pas plus que Goya n’est responsable des horreurs qu’il a illustré. Peut-être que le problème, c’est l’auditeur…

Masterisé par Louis Dufort. Avec, en boni, un vidéo Quicktime (8 min) de Mattia Casalegno.

Les critiques en parlent…

l’un des plus beaux disques que l’on ait pu écouter … certainement le meilleur chemin que pouvait prendre l’electronica dont on semblait avoir fait le tour.

Fabrice Allard, EtherREAL (France)

… both poignant and atmospheric.

Stewart Gott, Flux Europa (RU)

… slices of elegant strings that throw layers of flesh and blood onto the inhumane, mechanical idealisms that lie at the albums heartbeat.

Barcode (ÉU)

… malgré une certaine lenteur et un minimalisme omniprésent les morceaux dégagent une force peu commune.

Fabien, Liability Webzine (France)

… il disco è bello, a tratti bellissimo, piacevolissimo da ascoltare e magnificamente equilibrato, quasi sospeso, e coinvolgente. Una splendida conferma.

Alfredo Rastelli, Sands Zine (Italie)

… un savoir-faire lo-fi de bonne augure… Très bon !!

Julien Jaffré, Jade (France)

Metaxu

Metaxu est un duo fondé par Maurizio Martusciello et Filippo Paolini à Rome (1997). Ils se rencontrent dans leur travail d’expérimentation électroacoustique en tant que compositeurs et improvisateurs. Leur utilisation de bandes, échantillons, techniques de «scratch» et moyens «lo-fi» leur permet d’atteindre une sorte de «microscopie acoustique», riche en débris et en mémoires perdues. → Bio complète

On en parlait dans les nouvelles…

retour à la normale (ou quasiment)

1 avril 2004

n’y a-t-il rien de pire que d’espérer pendant des mois que son site web préféré se remette enfin à fonctionner comme avant? → La suite…

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